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Europe : le rapport Estrela nie la démocratie et le rôle des parents

 

Le 22 octobre 2013, le Parlement européen a renvoyé un rapport sur « la santé et les droits reproductifs et sexuels » à la Commission des Droits de la femme et l’égalité des genres (FEMM). Pour un rapport d’initiative, cette procédure est rare et le nombre exceptionnel d’amendements déposés sur ce texte pour le vote en plénière soulignent la division des députés quant au contenu du rapport.

Le rapport Estrela est maintenant de retour à l’ordre du jour de la Commission FEMM, selon une procédure particulièrement rapide – la Commission FEMM doit procéder à un nouveau vote le 26 novembre –  ne laissant ainsi pratiquement aucune possibilité aux députés de le débattre, ni de déposer des amendements. Des familles à travers toute l’UE tournent leur regard vers leurs députés européens, comptant sur le respect d’une procédure démocratique.

Outre la promotion de l’accès à la contraception et aux services d'avortement sûr et légal – alors même que, à l’origine, il devait améliorer la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes au travail – le rapport promeut une éducation à la sexualité suivant des modalités tenant peu compte et des souhaits des parents et de l’âge des enfants.

Les parents sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants et en tant que tels ils ont le droit de choisir l’éducation donnée à leurs enfants, droit reconnu par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (art. 26.3).  Les propositions faites dans le rapport apparaissent pour cette raison totalement inadaptées et reposent sur des conceptions erronées de la sexualité abordée sous un seul prisme hygiéniste et évacuant les dimensions affectives et relationnelles.

A l’approche de élections européennes, les citoyens de l’UE sont attentifs au comportement politique de leurs représentants. En particulier, les familles demandent :
•    un débat public et transparent sur ce sujet clivant ; les parlementaires doivent pouvoir explicitement formuler des amendements  sur ce rapport devant le Comité
•    le vote de la « résolution alternative » ; elle a été présentée à l’assemblée plénière et ne peut être ignorée ; elle doit être votée au Comité
•    un vote public : les règles du Parlement européen permettent un vote nominal dans les comités. Le quart des membres du comité peut le demander, ici 9 membres (titulaires ou suppléants) sur les 33 suffiraient pour soutenir cette demande.

Si la résolution alternative n’est pas adoptée, alors il faudrait rejeter complètement le rapport.

Il est aujourd’hui nécessaire et essentiel que chaque citoyen Français interpelle personnellement son député européen et l’appelle à  considérer  sa responsabilité pour voter en conscience, en soulignant les conséquences et la vision implicite portées par un tel texte, à savoir la remise en cause de principes démocratiques fondamentaux,  tout autant que le rôle fondamental des pères et mères.

 

 

 

En complément :

sur le site de la FAFCE :
lire et télécharger 12 raisons de rejeter la résolution Estrela sur la "Santé et les Droits Sexuels et Génésiques" Clic !

sur le site du Parlement européen :
trouver son Député et lui écrire : Clic !
le texte du rapport Estrela Clic !
La résolution alternative ou Amendement 1 : Clic ! document désormais indisponible 25/11/2013

Et encore
une réaction de Maria Hildingsson, Secrétaire Générale de la FAFCE : Clic !

 

MAJ 2013/11/25